Clostridium difficile : Du nouveau ....

30 novembre 2012

Du point de vue épidémiologique, le Clostridium difficile reste et est responsable :
-   de 15 à 25 % des diarrhées post-antibiotiques,
-   de plus de 95% des cas de colites pseudomembraneuses pouvant se compliquer de mégacôlon toxique, choc septique et décès,
-   de la 1ère cause des diarrhées infectieuses nosocomiales chez l’adulte. Les Infections à Clostridium difficile (ICD) diagnostiquées à l’hôpital sont d’origine nosocomiale dans plus de 70% des cas.

Les nouvelles recommandations préconisent de rechercher, à coté des toxines A & B de Clostridium difficile, son antigène : la Glutamate déshydrogénase (GDH).

La recherche de la GDH est intéressante, car elle permet d’une part avec une valeur prédictive négative de 99,7 %, d’exclure avec certitude une infection à Clostridium difficile ; et d’autre part de récupérer des résultats négatifs en toxines (7 à 13% des cas, suivant les études) pouvant être dus, à une conservation inadéquate de l’échantillon, à une dégradation des toxines lors du prélèvement (toxines thermolabiles), ou à une production irrégulière in vivo.

Pour assurer la mise en place d’un traitement spécifique et participer à la surveillance active et prospective des diarrhées nosocomiales comme le souhaitent les CClin, le RAISIN (Réseau d’Alerte, d’Investigation et de Surveillance des Infections Nosocomiales) et l’INvs (Institut de veille sanitaire), notre laboratoire est en mesure de réaliser un diagnostic rapide d’ICD en moins d’une heure, par un test immuno-enzymatique détectant à partir des selles, aussi bien les toxines A & B que l’antigène GDH, pour toutes vos prescriptions de recherche de Clostridium difficile et de ses toxines.

Nos réponses seraient donc les suivantes :
-   GDH + / Tox AB + : souche toxinogène de Clostridium difficile ;
-   GDH - / Tox AB - : souche non toxinogène de Clostridium difficile ;
-   GDH + / Tox AB - : souche apparemment non toxinogène de Clostridium difficile. Mais face à des signes cliniques évocateurs d’ICD, une culture, suivie le cas échéant, d’une nouvelle recherche des toxines (recherche in vitro) nous donneront une réponse définitive.

Les nouveaux anticoagulants oraux

26 avril 2012

Les nouveaux anticoagulants oraux (Dabigatran et Rivaroxaban) arrivent.... L’AFSSAPS rappelle quelques précautions en attendant les tests spécifiques de suivi biologique.

Procalcitonine

18 juillet 2011

Consultez la plaquette de recommandations pour la prescription et l’interprétation du dosage de Procalcitonine

Point sur l’influence de la stase veineuse et du garrot

6 juin 2011

Le garrot est utilisé pour faciliter la ponction veineuse en permettant de bien visualiser la veine à prélever.
En cas d’hyperkaliémie constatée, il fait partie des premières causes incriminées, et le prescripteur redemande classiquement un prélèvement « sans garrot ». Mais ce contrôle habituel est-il réellement fondé ?

Si le garrot reste serré pendant le prélèvement, la pression dans les veines augmente avec un mouvement d’eau du compartiment sanguin vers le compartiment interstitiel qui entraîne les petites molécules, comme les ions.
Les macromolécules, et les composés liés à elles tout comme les cellules sanguines ne franchissent pas la barrière vasculaire et, dès lors que l’eau du compartiment sanguin s’en va, leur concentration relative augmente donc artificiellement dans le compartiment intravasculaire.

Les petites molécules, comme les ions (Na, K, Cl…), suivent le mouvement de l’eau et subissent donc une variation beaucoup plus modérée de leur taux en cas de stase veineuse (légère variation à la baisse).
Dans des conditions extrêmes de 6 minutes de stase veineuse, on observe :

 Une baisse de concentration de moins de 4% pour les
paramètres suivants : Na, K, Cl, RA, Urée, Créatinine, Acide Urique, Phosphore

 Une augmentation de + 8% pour la calcémie (liée pour moitié à l’albumine)

 Une augmentation jusqu’à +10 % après 6 min de stase et 20% après 10 min de stase, mais avec des variations individuelles, pour :

  • o Les protéines totales, les enzymes,
  • o les lipides (liés aux lipoprotéines)
  • o Le fer (qui suit les modifications de la transferrine)
  • o La bilirubine (liée à l’albumine)

L’influence du garrot en tant que tel reste négligeable sur le dosage du potassium et celui des facteurs de coagulation depuis l’arrivée des systèmes de prélèvement sous vide qui a considérablement réduit le temps de remplissage des tubes, permettant le desserrage du garrot immédiatement après le remplissage du premier tube (en pratique aujourd’hui de l’ordre de 30 à 45 secondes maximum).

Indépendamment du garrot, trois autres circonstances peuvent en revanche contribuer à augmenter artificiellement la concentration du potassium par un mécanisme de relargage de potassium d’origine intracellulaire (cellules interstitielles ou sanguines comme les hématies et les plaquettes) :

 la contraction des muscles de l’avant-bras par exemple par le pompage (préconisé lors des dons de sang, mais jamais en biologie), les cellules lysées ayant une concentration de potassium 10 fois supérieure à celle du compartiment liquidien vasculaire,

 le prélèvement difficile : petites veines avec risque d’hémolyse, qui, même légère, conduit à une augmentation du potassium et sera notée sur le résultat.

 le transport du tube dans de mauvaises conditions : les températures extrêmes (en dessous de 4° ou au dessus de 37°C) sont à proscrire, et les tubes doivent être impérativement transportés en position verticale.

En pratique, la qualité de l’interprétation des résultats passe par la maîtrise de la phase pré-analytique à tous les niveaux :

 Le préleveur doit impérativement veiller au respect des conditions de prélèvement et signaler au laboratoire toute notion de prélèvement difficile, chez les patients à capital veineux réduit, cette information devant ensuite être reportée sur le résultat ;

 Le laboratoire doit indiquer la présence ou l’absence d’hémolyse, notamment devant toute hyperkaliémie.

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URGENCE

Le laboratoire de Bezannes accueille les urgences le samedi après-midi, le dimanche, les jours fériés et durant la nuit.

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