Créatinine : la révolution enzymatique

6 septembre 2016

La créatinine sanguine est un des examens biologiques les plus prescrits, mais le principe de son dosage est très ancien (technique de Jaffé) et sujet à de nombreuses interférences.

La nouvelle technique de dosage enzymatique mise en place par notre laboratoire permet d’éliminer la grande majorité de ces interférences et présente également l’avantage d’être raccordée aux techniques de référence.

Elle permet aussi le calcul d’un nouvel indicateur de la filtration glomérulaire : le CKD-EPI (voir document ci-dessous)

NB : Ce changement est sans conséquence sur les conditions de prélèvement, le délai de réalisation et la facturation de l’analyse.

HAS - Evaluation de la filtration glomérulaire

L’Institut Jean Godinot accorde sa confiance à Bioxa

31 décembre 2015

Le Centre de Lutte Contre le Cancer Aisne - Champagne Ardenne a décidé de confier la réalisation des analyses de biologie médicale de ses patients à Bioxa.

Depuis le 14 décembre 2015, les analyses de biologie médicale des patients hospitalisés à l’Institut Jean Godinot sont réalisées par le laboratoire Bioxa au sein du site Porte de Paris.

L’expertise du site Bioxa - Porte de Paris dans la gestion des bilans de patients hospitalisés que ce soit à l’Institut Jean Godinot, ou dans les cliniques rémoises du groupe Courlancy, notamment pour les services d’urgences, est affirmée par ce nouveau partenariat.
Ce site est accrédité COFRAC pour une grande partie des ses actes depuis juin 2015.

Carnet AVK disponible sur bioxa.fr

5 décembre 2015

Le carnet de suivi de traitement par AVK publié par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) est disponible sur notre site.

Vos patients pourront y trouver de nombreux conseils et informations pour une meilleure gestion de leur traitement.

Intolérance au Gluten : le point de vue du laboratoire

6 octobre 2015

La médiatisation importante concernant « l’allergie au gluten » dont le mécanisme n’est pas allergique, puisqu’il s’agit bien d’une intolérance au gluten nous incite à faire le point sur cette pathologie qui peut s’exprimer par des manifestations diverses dont la plus grave est la maladie coeliaque.

La biologie va permettre de distinguer les patients souffrant d’une vraie intolérance au gluten objectivée par les lésions histologiques, de ceux pour lesquels l’exclusion du gluten se manifestera simplement par un confort digestif ou psychologique.

La maladie coeliaque est une affection auto-immune déclenchée puis aggravée par l’exposition alimentaire aux protéines issues du gluten (blé, orge, avoine et seigle) qui détermine une atteinte atrophiante de l’intestin grêle entrainant une malabsorption de divers éléments comme le fer, l’acide folique et le calcium.

Elle peut être découverte à tout âge devant des manifestations digestives (douleurs, ballonnements, diarrhées, etc..) ou extra-digestives (anémie, amaigrissement, ostéoporose, etc ..), voire en l’absence de toute symptomatologie par la mise en évidence d’anticorps spécifiques.

Alors que l’on pense que la maladie était presque inexistante il y a 50 ans, sa prévalence est aujourd’hui importante : 1/1500 pour les formes symptomatiques, 1/300 pour les formes latentes, il est possible que seuls 20% des cas soient diagnostiqués. L’accroissement de la prévalence est probablement du à l’augmentation constante des quantités de gluten dans l’alimentation moderne.

Les principaux marqueurs sérologiques sont les anticorps anti-Endomysium, et les anticorps anti-Transglutaminase, les anticorps anti gliadine qui ont été découverts en premier sont les moins spécifiques, et ne sont pratiquement plus utilisés.

Diagnostic biologique :

Les marqueurs sériques précèdent la biopsie duodénale dans la démarche diagnostique, leur utilité est évidente au vu de leur excellente sensibilité et spécificité. La présence d’anticorps sera un argument en faveur de la biopsie et, en cas d’atrophie villositaire constatée à la biopsie, permettra d’en valider le diagnostic étiologique.

Sensibilité et spécificité des marqueurs biologiques :

Ce sont principalement des anticorps de type IgA, Un dosage des IgA totales devra donc accompagner ces tests pour exclure un déficit constitutif en IgA qui négativerait les recherches d’anticorps. En cas de déficit constaté, les anticorps de type IgG pourront être recherchés mais leur sensibilité est légèrement moins élevée.

> Ac Anti-Endomysium (AAE) :

La spécificité de ce marqueur est très élevée, sa sensibilité (> 90%) semble être meilleure chez l’adulte que chez l’enfant.

> Ac Anti-Transglutaminase (AATG) :

La spécificité est proche de 100%, et la sensibilité > 90% Il a été démontré en 1997 que la cible antigénique des anticorps anti-Endomysium est en fait la transglutaminase tissulaire (tTG). La corrélation entre les anticorps anti-endomysium et anti-transglutaminase est de l’ordre de 98% pour le diagnostic de la maladie coeliaque. Le test pratiqué utilise une transglutaminase recombinante humaine plus spécifique

L’association des 2 anticorps permet d’obtenir une spécificité et une sensibilité proches de 100 %.

Marqueurs génétiques :

Si besoin, le diagnostic peut être complété par la recherche de marqueurs génétiques HLA dq2 et dq8 : Plus de 90% des malades coeliaques expriment le génotype HLA DQ2, alors que 5 à 10% restant possèdent le génotype DQ8. Cette prédisposition est toutefois fréquente, concernant 30 à 40 % de la population générale, suggérant l’implication d’autres facteurs. Des facteurs non génétiques interviennent également dans l’évolution de la maladie cœliaque en particulier chez le jeune enfant.
Les infections intestinales, notamment à Adénovirus et à Rotavirus qui altèrent la barrière intestinale avec une atrophie partielle de la muqueuse, entraineraient une augmentation de la perméabilité, de l’expression d’HLA DQ et de la concentration de transglutaminase tissulaire, favorisant ainsi le développement de la maladie.
Une exposition à la gliadine in utero ou via le lait de mère, les facteurs immuno-modulateurs du lait maternel, la quantité et l’âge d’introduction du gluten jouent également un rôle important.
L’introduction du gluten avant 3 mois ou après 7 mois est associée à une augmentation de la prévalence de la maladie coeliaque sous toutes ses formes. Les conseils actuels sont d’introduire le gluten en faible quantité entre 4 et 6 mois pendant la poursuite de l’allaitement maternel.

Le suivi du régime sans gluten :

Les marqueurs sérologiques constituent un bon indice de l’évolution de la maladie, mais, alors que l’amélioration clinique est rapide après la mise en place du régime, la diminution des taux des anticorps pourra s’étaler sur plusieurs mois, les IgA diminuant classiquement plus rapidement que les IgG.

Les AAE constituent le meilleur marqueur de compliance et le meilleur indicateur de l’état de la muqueuse. Ils sont les plus longs à disparaître après l’instauration du régime, et leur fréquence peut, alors, diminuer à moins de 15 % chez les patients qui suivent un régime strict. En cas de réintroduction du gluten, ils se positivent en un mois en précédant la réapparition des lésions histologiques.

Ces marqueurs sérologiques dont les sensibilités et spécificités sont exceptionnelles contribuent de manière non invasive au diagnostic de certitude et au suivi de la maladie coeliaque.

Nomenclature :

Anticorps anti Endomysium IgA ou IgG : B40

Anticorps anti Transglutaminase IgA ou IgG : B60

(Anticorps anti Gliadine IgA ou IgG : Hors nomenclature 42 Euros)

Mis à jour le 12/03/2017 par H. DUPONT Bioxa

Ref : AFFMC Hépato Gastro Entérologie

Potassium : pré-analytique primordial

25 février 2015

Le dosage du Potassium est extrêmement simple sur le plan analytique mais soumis à de nombreux facteurs pré-analytiques qui peuvent le perturber.
Petit résumé :

-  Utilisation d’une boite de prélèvement froide (stockée la nuit en hiver dans un coffre de voiture par ex.)
-  Prélèvement difficile
-  Agitation trop énergique du tube après prélèvement, l’agitation doit être douce, 5 à 6 retournements suffisent
-  Transport du tube en position horizontale, dans ce cas l’agitation et donc l’hémolyse est beaucoup plus importante que si le tube est transporté en position verticale
-  Transport du tube à une température éloignée des conditions idéales : 15 à 25 ° C, l’utilisation de sacoches isothermes est fortement recommandée (à demander à votre laboratoire)
-  Délai de transport au laboratoire long, supérieur à 6 heures

NB : l’utilisation du garrot dans les conditions normales est sans influence sur le taux de Potassium

Hervé DUPONT le 25/02/2015

Utilisation des tubes EDTA

8 novembre 2013

Pour améliorer la qualité et la rapidité de traitement des échantillons transmis au laboratoire, nous vous remercions de bien vouloir utiliser un tube EDTA (Bouchon violet) indépendant pour :

  • NFS, VS, réticulocytes, Kleihauer, goutte épaisse
  • Hémoglobine A1c
  • Groupe sanguin, RAI, test de Coombs
  • Folates globulaires
  • BNP
  • PTH
  • ARN HCV (2 tubes)

HE4 et ROMA : Nouveaux marqueurs du cancer de l’ovaire

30 octobre 2013

HE4 (Human Epididymal Protein 4) est un nouveau marqueur du cancer de l’ovaire, dont l’expression est minimale dans le tissu ovarien sain. En plus d’une surexpression au niveau cellulaire, des taux élevés de HE4 ont été retrouvés dans le sérum de patientes atteintes de cancers ovariens.

Cette surexpression est indépendante du taux de CA125. D’autre part, Moore et col. ont montré que HE4 est élevé dans plus de la moitié des cancers ovariens à taux de CA125 normal.

HE4 peut être utilisé pour la détection de récidives et dans le suivi de la maladie chez les patientes atteintes de cancer de l’ovaire.
En association avec le CA125, HE4 peut être utilisé pour l’évaluation du risque chez les patientes présentant une masse pelvienne.
Les 2 marqueurs permettent de calculer le « Risk of Ovarian Malignancy Algorithm » ou ROMA.

ROMA : Risk of Ovarian Malignancy Algorithm

Le ROMA estime la probabilité de cancer ovarien en combinant les taux de HE4, CA125 et le statut de la ménopause. Les patientes dont l’indice ROMA dépasse la valeur seuil ont un risque augmenté de cancer ovarien et doivent être prises en charge par une équipe pluri-disciplinaire pour envisager les stratégies thérapeutiques.
L’association de ces deux marqueurs sériques améliore la sensibilité et la spécificité de la détection des cancers ovariens aux stades précoces et de leurs récidives.

Le ROMA a été comparé à l’indice RMI (Risk of Malignancy Index) qui combine CA125, statut de la ménopause et données échographiques, et le ROMA a montré une plus grande sensibilité pour la détection des cancers ovariens épithéliaux.

De nombreuses études ont montré que le ROMA améliore la détection des cancers ovariens.

References :

Moore RG et al. Comparison of a novel multiple marker assay vs the Risk of Malignancy Index (RMI) for the prediction of epithelial ovarian cancer in patients with a pelvic mass. Am J Obstet Gynecol 2010 ;203:228.e1-6.

Moore RG et al. Use of multiple novel tumor biomarkers for the detection of ovarian carcinoma in patients with a pelvic mass. Gynecol Oncol 2008 ;108:402-408.

Moore RG, et al. A novel multiple marker bioassay utilizing HE4 and CA 125 for the prediction of ovarian cancer in patients with a pelvic mass. Gynecol Oncol 2009 ;112:40-6.

Moore RG, Miller MC, Disilvestro P, et al. Evaluation of the diagnostic accuracy of the Risk of Ovarian Malignancy Algorithm in women with a pelvic mass. Obstet Gynecol 2011 ;118:280-8

Kim YH, Whang DH, Park J, et al. Evaluation of the accuracy of serum human epididymis protein 4 in combination with CA 125 for detecting ovarian cancer : a prospective case-control study in a Korean population. Clin Chem Lab Med 2011 ;49:527-34.

Ruggeri G, Bandiera E, Zanotti L, et al. HE4 and epithelial ovarian cancer : comparison and clinical evaluation of two immunoassays and a combination algorithm. Clin Chim Acta 2011 ;412:1447-53.

Molina R, Escudero JM, Auge JM, et al. HE4 a noval tumour marker for ovarian cancer : comparison with CA125 and ROMA algorithm in patients with gynaecological diseases. Tumor Biol. 2011 ;32:1087-95.

Lenhard M, Steiber P, Hertlein L et al. The diagnostic accuracy of two human epididymis protein 4 (HE4) testing systems in combination with CA125 in the differential diagnosis of ovarian masses. Clin Chem Lab Med 2011:DOI 10.1515/CCLM.2011.709

Cout : 25 Eu Hors Nomenclature

Validé par Hervé DUPONT le 29/10/2013

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