Allergie à l’arachide

L’allergie alimentaire affecte beaucoup plus souvent les enfants (8-10%) que les adultes (1-2%). En général, elle régresse et disparaît cliniquement vers 4-5ans. Tous les aliments peuvent être responsables d’une allergie, mais les fruits secs, dont les noix et surtout l’arachide sont les plus redoutables, car responsables de vrais chocs anaphylactiques, voire d’oedèmes de Quincke avec complications respiratoires mortelles. Le risque de développement d’une allergie alimentaire durant les 2-3 premières années de la vie est proportionnel à la consommation de cet aliment. C’est ainsi qu’aux États-Unis ou la consommation d’arachide est en moyenne de 5Kg/an/hb, cette allergie pose de véritables problèmes de santé publique.

En Europe, cette allergie est en développement puisque cet allergène est retrouvé dans les 3 principaux allergènes alimentaires de l’enfant. Les enfants atopiques, qui ont présenté une dermite, un eczéma, une rhinite, une conjonctivite, ou même de l’asthme sont les principales victimes de cette allergie, qui touche 1% des enfants avec un pic de fréquence vers 10 - 14 ans. En général, les symptômes apparaissent en quelques minutes sous la forme de signes digestifs (vomissements, diarrhée, douleurs abdominales), ou respiratoires (asthme, rhinorrhée), ou cutanés (prurit) compliqués dans les cas extrêmes d’un oedème avec choc. Le principal obstacle à ce diagnostic est que l’arachide est inclus en faible quantité dans un grand nombre de plats, gâteaux, desserts et barres chocolatées qui sont consommés de plus en plus souvent par les enfants et les adultes.

Ainsi, quand la cause d’une allergie alimentaire n’est pas d’emblée évidente, il faut suspecter en premier lieu l’arachide, on peut alors facilement confirmer cette allergie par la recherche des IgE spécifiques. Comme l’arachide est présent plus ou moins caché dans un grand nombre de préparations, son éviction du régime alimentaire pose un véritable problème, il pratiquement impossible même en pratiquant une surveillance serrée de l’alimentation de l’exclure à 100%. Pour faire diminuer la fréquence de cette allergie, il serait plus facile d’éviter son apparition en limitant l’apport d’arachide jusqu’à l’âge de 2 ans (y compris dans le lait maternel). Les allergènes en cause sont la vicilline (Ara h1), la conglutine (Ara h2), et la glycinine (Ara h3). On peut observer des réactions croisées avec d’autres légumineuses (soja, pois, lentille) ou des fruits secs oléagineux (amandes, noix, noix de cajou...). L’huile d’arachide est théoriquement totalement dépourvue de protéines et donc d’allergènes, son emploi est malgré tout déconseillé chez les sujets allergiques.

D’après journées parisiennes d’allergologie pédiatrique - 2002
Mis à jour le 15 octobre 2011 par Hervé DUPONT - Biologiste

Allergie aux blattes

La responsabilité des allergènes des blattes dans l’apparition de rhinite et d’asthme a été largement confirmée, en effet, les premières études marseillaises ont déterminé une prévalence de la sensibilisation aux blattes de l’ordre de 5% sur une population générale. La prévalence passe à 10-15% si l’on s’intéresse aux sujets atopiques présentant un asthme ou une rhinite. Il semble que cette allergie soit responsable d’un grand nombre de consultations en urgence pour crises d’asthme chez des enfants sensibilisés (confirmation par dosage des IgE spécifiques). Cette sensibilisation a également été reliée à des conditions de vie précaires, notamment des conditions de logement. En effet les blattes affectionnent les pièces humides des appartements (cuisine, salle de bains) ou en plus de l’eau, elles trouvent de la nourriture et une température agréable.

Cette observation est confirmée par la recherche des allergènes majeurs des blattes (Bla g 1 et Bla g 2) dans la poussière de ces pièces. Ces allergènes sont portés par des particules de plus de 10um qui sont facilement remises en suspension lors de perturbations dans la pièce et qui sédimentent en moins de 20 minutes, à peu près comme les allergènes des acariens. Il est donc probable que cette sensibilisation est amenée à se développer au rythme de l’urbanisation, notamment dans les logements précaires, et il devient donc essentiel de prendre en compte cette pathologie dans le cadre d’un diagnostic d’asthme ou de rhinite en pédiatrie. Il faut également insister sur la mise en place de mesures d’éviction des blattes pour tenter de diminuer l’exposition à ces allergènes.

D’après journées parisiennes d’allergologie pédiatrique - 2002
Mis à jour le 25 octobre 2012 par Hervé DUPONT - Biologiste

URGENCE

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